Profil de recherche 2016: Un peu de sang de cordon peut faire un grand bout de chemin

Développement de molécules expansives de cellules souches hématopoïétiques pour une greffe idéale
CP : Anne Marinier, Université de Montréal

Le sang de cordon ombilical peut être une source prometteuse de cellules souches hématopoïétiques (CSH), ces cellules utilisées pour traiter l’hématopathie. Toutefois, une seule unité de sang de
cordon ne renferme qu’un faible nombre de CSH, ce qui nuit à l’utilisation à grande échelle de ces cellules. On considère que le développement de molécules expansives de cellules souches peut marinier-anne-e1421439725897augmenter les niveaux de CSH dans les unités de sang de cordon, ce qui peut, par la suite, accroître leur utilisation pour le traitement et la guérison d’hématopathies malignes et bénignes.

La Dre Anne Marinier de l’Université de Montréal a créé la molécule UM171, dont la sécurité et l’efficacité sont à l’évaluation et qui pourrait être utilisée comme expanseur du sang de cordon. Son laboratoire a déjà identifié une autre molécule, la molécule UM092, qui pourrait servir de complément à la molécule UM171. Son équipe et elle se concentreront maintenant sur la méthode d’expansion des CSH du sang de cordon la plus efficace aux fins de greffes à l’aide de ces molécules. Cette équipe utilisera aussi l’approche d’expansion pour améliorer le transfert de gènes, ce qui fera de la thérapie génique un procédé clinique applicable à grande échelle.

Les travaux entrepris dans le cadre de ce projet permettront la production de la molécule UM092 et ils fourniront du matériel prêt pour la mise en œuvre des essais cliniques de phase II. La Dre Marinier peut compter sur des partenaires du secteur privé qui joueront un rôle majeur pour la commercialisation du nouveau composé. Les résultats obtenus amélioreront l’accès au sang de cordon pour un plus grand nombre de patients, tant au Canada qu’ailleurs dans le monde, ce qui donnera lieu à un changement de paradigme pour le traitement des hématopathies.

Le projet de recherche d’Anne Marinier fait parti du Programme des accords de recherche pour les équipes de recherche sur les maladies qui distribuera 3,281 M$ en vue de huit projets. Au total, 41 chercheurs (huit chercheurs principaux et 33 cochercheurs) de 11 institutions et plus de 80 stagiaires participeront à ce programme. Les équipes multidisciplinaires recevant du soutien financier dans le cadre de ce programme se penchent sur de nouvelles approches thérapeutiques cellulaires ou à base de cellules souches pour traiter les maladies. La commercialisation constitue un élément important de ce programme, puisque les projets doivent démontrer le parcours qui sera suivi jusqu’au marché ou traitement en clinique. La recherche appuyée dans le cadre de ce concours portera sur le traitement de maladies comme l’arthrite, l’insuffisance hépatique et le diabète de type 1. De plus, du soutien sera fourni à la recherche continue portant sur l’utilisation des médicaments existants pour la régénération des tissus nerveux après une lésion cérébrale.

Pour plus d’information sur les résultats du financement de la recherche 2016 du Réseau de cellules souches, appuyez ici