Maladies pulmonaires
Les maladies pulmonaires génétiques, y compris la fibrose kystique (FK), touchent des milliers de personnes au Canada et peuvent entraîner des problèmes de respiration potentiellement mortels dès la naissance. La FK à elle seule a été diagnostiquée chez plus de 4 500 personnes au pays. Certains traitements pharmacologiques ont amélioré le sort de nombreux patients, mais approximativement 10 % des personnes atteintes de variants génétiques rares ne peuvent toujours pas compter sur une solution thérapeutique efficace. De plus, les médicaments existants doivent être pris quotidiennement, ont un coût élevé et ne traitent pas la cause génétique sous-jacente.
Des chercheurs canadiens sont à l’avant-garde du développement d’approches de médecine régénératrice et de thérapies géniques qui pourraient permettre de corriger les anomalies génétiques fondamentales plutôt que de simplement traiter les symptômes. Ces stratégies novatrices, qui misent sur des outils d’édition génique de pointe et des systèmes d’administration par inhalation — comme les nanoparticules lipidiques — pour atteindre directement les cellules souches pulmonaires, sont susceptibles d’offrir une voie de guérison fonctionnelle durable. En ciblant les cellules responsables de la régénération tissulaire à long terme dans les poumons, ces thérapies pourraient transformer le traitement de la fibrose kystique et d’autres troubles respiratoires génétiques rares.
Des chercheurs du Réseau de cellules souches font progresser ce domaine en ce moment, mettant au point des thérapies géniques de précision, préparant la première production conforme aux BPF au Canada de traitements ciblant les poumons et se dirigeant vers la réalisation d’essais cliniques. De 2016 à 2028, le RCS aura investi plus de 5,1 millions de dollars dans la recherche sur les maladies pulmonaires.
Bowen Li, Université de Toronto, Ontario
La fibrose kystique (FK) est une maladie génétique potentiellement mortelle qui touche plus de 4 500 Canadiens. Bien que certaines thérapies récentes aient amélioré le sort de nombreux patients, ceux qui sont porteurs de mutations non-sens — qui empêchent la production de protéine CFTR fonctionnelle — n’ont toujours pas accès à une solution thérapeutique efficace. Les recherches de M. Li visent à combler cette lacune au moyen d’une approche d’édition génique ciblée non virale.
Son équipe travaille à la mise au point d’une thérapie inhalable permettant d’administrer des éditeurs de gènes primaires — des outils d’édition génique de la prochaine génération — directement dans les poumons. Ces éditeurs de gènes seront encapsulés dans des nanoparticules lipidiques (LNP) spécialement conçues pour pénétrer le mucus épais des voies respiratoires et atteindre les cellules souches progénitrices basales de l’épithélium pulmonaire, qui sont essentielles à la régénération à long terme des tissus. Le pouvoir thérapeutique de cette plateforme, c’est-à-dire sa capacité à restaurer la fonction CFTR au niveau cellulaire, sera évalué à partir d’organoïdes des voies respiratoires dérivés de patients et de modèles animaux.
Ciblant avec précision les gènes des cellules souches pulmonaires, cette approche offrirait une voie possible de guérison fonctionnelle durable aux personnes atteintes de certaines formes de FK qui sont pour le moment incurables. Cette stratégie pourrait peut-être également être élargie à d’autres troubles génétiques respiratoires.
« Il n’existe actuellement pas de thérapie efficace pour les patients atteints de fibrose kystique et présentant des mutations non-sens. Notre objectif est de changer la donne en combinant l’édition génique de précision et l’administration par inhalation -– une solution régénératrice qui serait administrée directement dans les poumons. »
Dr Bernard Thébaud, Hôpital d’Ottawa et CHEO, Ontario
Un million de Canadiens, dont beaucoup sont des enfants, vivent avec des maladies génétiques rares, mais seule une mince fraction d’entre eux ont accès à des options thérapeutiques. Pour les bébés qui naissent avec une maladie pulmonaire génétique, la respiration peut représenter une question de vie ou de mort dès leur premier jour.
Le Dr Bernard Thébaud travaille développe actuellement une thérapie génique révolutionnaire qui vise à corriger la cause profonde de ces maladies. Son équipe a mis au point un nouveau système d’administration de gènes hautement ciblée, une « navette » qui transportera des gènes sains directement au cœur des cellules pulmonaires qui en ont le plus besoin. Cette approche novatrice pourrait sauver des vies et diminuer la nécessité de recourir à des traitements invasifs comme la ventilation mécanique et la greffe pulmonaire.
Avec le soutien du Réseau de cellules souches, son équipe se prépare à la première production canadienne conforme aux bonnes pratiques de fabrication (BPF) de cette thérapie génique pour les poumons, l’objectif étant d’obtenir de Santé Canada l’autorisation de lancer des essais cliniques.
En cas de réussite, cette recherche pourrait révolutionner le traitement des maladies pulmonaires génétiques telles que la fibrose kystique et servir de modèle pour le traitement d’autres maladies rares, ce qui donnerait de l’espoir à de nombreuses familles et stimulerait l’innovation, la commercialisation et la création d’emplois partout au Canada.
« Nous sommes en train de bâtir un pont entre la découverte scientifique et l’administration pulmonaire d’une thérapie génique à nos plus petits patients qui en ont le plus besoin. »
Amy Wong, Hospital for Sick Children, Ontario
La fibrose kystique (FK) est une maladie génétique mortelle qui touche approximativement 4 500 personnes au Canada. Bien qu’un médicament appelé Trikafta™ ait représenté une avancée majeure pour environ 90 % des personnes atteintes de FK, les patients n’ont pas tous pu en bénéficier. Certains ne réagissent pas bien à ce médicament, et pour les 10 % des personnes qui présentent des variants rares du gène responsable de la FK, il ne constitue pas une solution viable. De plus, ce médicament doit être pris tous les jours, coûte plus de 300 000 dollars par an et ses effets à long terme sont encore incertains.
La chercheuse Amy Wong et son équipe travaillent sur une différente approche, une thérapie génique possiblement à administration unique qui permettrait de corriger la cause sous-jacente de la FK dans les poumons.
Ils utilisent de minuscules véhicules appelés nanoparticules lipidiques (NPL) pour transporter un nouvel outil d’édition génétique, appelé Dualase, dans les poumons. Ils sont en train de tester cette thérapie sur des cellules des voies respiratoires cultivées à partir de cellules souches et sur des modèles murins porteurs de gènes humains de la FK. L’objectif principal est de guérir la FK, mais cette technologie pourrait également aider à traiter d’autres maladies pulmonaires, telles que le cancer du poumon, les carences en surfactants et la dyskinésie ciliaire primitive.
« Notre espoir à terme est de pouvoir offrir un traitement génique définitif capable de restaurer la fonction pulmonaire chez toutes les personnes atteintes de fibrose kystique, quelle que soit leur mutation génétique propre. »
350, rue Albert,
Bureau 325
Ottawa (Ontario)
K1R 1A4
info@stemcellnetwork.ca
Recevez directement dans votre boîte de réception les nouvelles les plus récentes sur les programmes de financement et les possibilités de formation du RCS, et sur ce qui se passe dans le secteur des cellules souches.
Newsletter sign-up form