Le Dr Michael Rudnicki est le scientifique en chef et le directeur du Centre Sprott de recherche sur les cellules souches de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa. Il est également professeur au département de médecine de l’Université d’Ottawa. Les travaux du Dr Rudnicki lui ont valu de nombreuses distinctions. Notamment, une chaire de recherche du Canada de niveau 1c a été nommée en son honneur, il a été nommé chercheur international de l’institut médical Howard Hughes pour deux périodes consécutives, et il a reçu le titre de membre de la Société royale du Canada et d’officier de l’Ordre du Canada.
Le Dr Rudnicki est un chef de file de renom international en génétique moléculaire et en médecine régénérative dont les recherches ont transformé notre compréhension du processus de développement et de régénération des muscles et ont stimulé l’élaboration de nouvelles approches moléculaires et à base de cellules souches pour le traitement de la dystrophie musculaire et d’autres troubles neuromusculaires. La principale découverte du Dr Rudnicki constitue l’identification et la caractérisation des cellules souches musculaires. Ces travaux ont bousculé le milieu qui a alors entrepris l’étude de la myogenèse régénérative chez l’adulte, et ils ont ouvert la voie aux nouvelles approches moléculaires et à base de cellules souches pour le traitement de la dystrophie musculaire et d’autres troubles neuromusculaires. Le Dr Rudnicki est membre des comités éditoriaux des revues Cell Stem Cell, Journal of Cell Biology et Stem Cells. Il est aussi co-éditeur en chef fondateur de la revue Skeletal Muscle. Le Dr Rudnicki a organisé de nombreux congrès internationaux de recherche et il a été directeur fondateur de la Society for Muscle Biology.
À titre de directeur scientifique du RCS, le Dr Rudnicki fournit orientation et leadership pour le programme de recherche du RCS. Il est également président du Comité de gestion de la recherche du RCS et membre du Conseil d’administration.
Le Dr Bernard Thébaud est un clinicien-scientifique dont les recherches portent principalement sur l’application clinique des thérapies à base de cellules souches pour les maladies pulmonaires. Il est scientifique principal à l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa et néonatologiste au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario, où il soigne les nouveau-nés gravement malades. Il est également professeur de pédiatrie à l’Université d’Ottawa.
En tant que directeur scientifique associé du Réseau de cellules souches, le Dr Thébaud soutient le RCS dans l’élaboration de ses programmes et activités translationnels. Chercheur actif, il défend la cause du RCS depuis 2007 et a soutenu l’organisation en tant que membre du comité de gestion de la recherche et président des Réunions Till & McCulloch en 2018. De plus, il a donné de son temps pour sensibiliser les parlementaires et les représentants du gouvernement au sujet du rôle inestimable que joue le RCS dans l’écosystème des sciences de la vie au Canada.
Le Dr Thébaud a obtenu son doctorat en médecine à l’Université Louis Pasteur en France et a suivi une formation en pédiatrie et en néonatologie à l’Université Paris V, où il a obtenu sa maîtrise et son doctorat avant d’effectuer un stage postdoctoral de deux ans à Le Dr Thébaud étudie les mécanismes du développement, de l’endommagement et de la réparation des poumons afin de concevoir de nouveaux traitements pour les maladies pulmonaires incurables. Il cherche à répondre à des questions pertinentes sur le plan clinique en vue d’une application dans la vie réelle. Au cours des cinq prochaines années, son objectif est de mettre au point des thérapies cellulaires et géniques sûres et efficaces pour les maladies pulmonaires afin d’améliorer l’état de santé des patients. Plus récemment, le Dr Thébaud a lancé un essai clinique pour une thérapie cellulaire axée sur le traitement des poumons sous-développés des enfants prématurés, ainsi qu’une nouvelle entreprise biotechnologique, Inspire Biotherapeutics.
Le Dr Thébaud a participé à de nombreux comités d’examen par les pairs et comités consultatifs scientifiques à l’échelle internationale, nationale et provinciale, notamment ceux des IRSC et des NIH. Le Dr Thébaud est titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 1 en biologie et régénération des cellules souches pulmonaires. Ses recherches sont financées par le programme de subventions Fondation des IRSC, la Fondation des maladies du cœur du Canada, le Réseau de cellules souches et l’Ontario Institute for Regenerative Medicine.
Sven possède plus de 15 ans d’expérience en recherche et développement biopharmaceutique et a dirigé des équipes de recherche universitaires et industrielles. Il est titulaire d’un doctorat en génie chimique de l’École Polytechnique de Montréal et est spécialisé dans les bioprocédés pour la production de vecteurs viraux, de vaccins, de protéines recombinantes et de produits de thérapie cellulaire.
Avec ses collaborateurs et collègues, Sven a publié plus de 20 manuscrits examinés par les pairs. Depuis 2019, il est également professeur auxiliaire au Département de génie biologique de l’Université McGill.
En tant que directeur, Formation technique et gestionnaire de site du centre de formation de pointe de CASTL à Montréal, Sven veille à ce que les stagiaires reçoivent une formation technique de la plus haute qualité et pertinente pour leur rôle dans le secteur de la biofabrication.
Le Dr Harold Atkins est médecin au Programme de transplantation et de thérapie cellulaire de l’Hôpital d’Ottawa, professeur agrégé de médecine à l’Université d’Ottawa et clinicien-chercheur principal au Programme de recherche sur le cancer de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa.
Il a obtenu son baccalauréat en sciences médicales et son diplôme de médecine à l’Université d’Ottawa, puis a effectué une année d’internat par rotation à l’Hôpital général de Victoria, en Colombie-Britannique. Il a ensuite suivi une formation spécialisée en médecine interne à l’Université d’Ottawa, puis a obtenu des bourses cliniques et de recherche en hématologie, en transplantation de cellules souches et en hématologie expérimentale à l’Université de Washington et à l’Institut ontarien du cancer.
Il est spécialisé dans la transplantation de cellules souches hématopoïétiques et a été un précurseur dans l’emploi de la transplantation de cellules souches pour la réparation immunitaire dans le traitement des patients atteints de maladies auto-immunes graves, notamment la sclérose en plaques, la sclérodermie et la myasthénie grave. Les résultats d’un essai au cours duquel il avait utilisé la transplantation de cellules souches hématopoïétiques autologues pour traiter la sclérose en plaques ont été publiés dans The Lancet en 2016. Il a dirigé un essai clinique portant sur le rôle de la transplantation de cellules souches hématopoïétiques dans la prévention du rejet des greffes d’organes. Il est membre d’un consortium pancanadien financé par BiocanRx qui a pour objectif d’accroître l’accessibilité de nouveaux lymphocytes T à récepteur antigénique chimérique pour le traitement des cancers hématologiques. Il a reçu le prix Dr Michel Chrétien du chercheur de l’année de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa en 2016 et le prix Till et McCulloch du Réseau de cellules souches en 2017 et a été corécipiendaire du Prix d’excellence pour l’ensemble de ses réalisations de la Société canadienne du sang en 2019.
Maura Campbell est présidente-directrice générale de l’Ontario Bioscience Innovation Organization (OBIO®), une organisation à but non lucratif de type associatif qui se consacre à l’avancement de l’innovation et de la commercialisation des technologies de la santé. Mme Campbell a plus de 30 ans d’expérience dans tous les grands secteurs œuvrant dans le domaine de la biotechnologie, soit les entreprises privées et publiques, les universités et les instituts de recherche, ainsi que les organismes de recherche du secteur public financés par le gouvernement.
Dotée d’une expertise en transfert technologique et en commercialisation de la propriété intellectuelle, elle a occupé divers postes de direction, dont plus récemment celui de vice-présidente à la propriété intellectuelle et aux contrats, pour Turnstone Biologics, une entreprise qui a récemment fait son entrée sur le NASDAQ. Antérieurement, Mme Campbell a occupé les fonctions suivantes : directrice de la propriété intellectuelle chez VBI Vaccines; gestionnaire du programme de recherche et gestionnaire du transfert technologique et de la commercialisation à l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa; directrice de la propriété intellectuelle pour PainCeptor Pharma Corporation; et gestionnaire du transfert technologique à l’Institut de robotique et d’intelligence des systèmes, un centre d’excellence national. Mme Campbell a également fourni des services-conseils en matière de propriété intellectuelle à plusieurs jeunes entreprises canadiennes, notamment Neurochem, Conjuchem, Aonix, AMRIC et Sussex Research Labs.
Elle est titulaire d’un doctorat en biochimie de l’Université d’Ottawa, ainsi que d’une maîtrise et d’un baccalauréat en biochimie de l’Université Queen’s (Kingston).
Le Dr Wing Chang est actuellement directeur de la biologie des cellules souches tissulaires chez STEMCELL Technologies Inc., au Canada. Il supervise plusieurs groupes de recherche sur les cellules souches qui développent des produits innovants pour la culture de cellules souches et progénitrices à partir de tissus cutanés, pulmonaires et hématopoïétiques. Auparavant, il a passé plusieurs années en tant que directeur de la recherche et du développement chez STEMCELL Technologies, à Cambridge, au Royaume-Uni, dirigeant des projets liés aux cellules souches pluripotentes et aux technologies organoïdes. Il a joué un rôle essentiel dans le développement de nombreux produits chez STEMCELL Technologies. Le Dr Chang donne plusieurs cours de formation sur les cellules souches pluripotentes de STEMCELL Technologies. Il a obtenu son doctorat de l’Université Western Ontario, où il a étudié les facteurs de régulation du cycle cellulaire et leur rôle dans l’autorenouvellement et la différenciation des cellules souches kératinocytes avec la Dre Lina Dagnino. Au cours de sa formation postdoctorale avec le Dr William Stanford à l’Université de Toronto et à l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, il a examiné les réseaux transcriptionnels dans les cellules souches embryonnaires humaines et les CSPi qui contribuent de façon importante à l’auto-renouvellement et à la différenciation des cellules souches.
Prof. Hoesli dirige le Laboratoire de bioingénierie des cellules souches de l’Université McGill. Elle co-dirige le Réseau de thérapie cellulaire, tissulaire et génique du Québec – ThéCell, et est membre du comité exécutif du Réseau de médecine régénérative de McGill. Formée en génie chimique et en biochimie, son domaine d’expertise est le développement de bioprocédés, l’optimisation de la culture de cellules souches et la conception de dispositifs d’encapsulation. Ses recherches visent à développer des bioprocédés pour produire et transplanter des cellules thérapeutiques afin de traiter le diabète et les maladies cardiovasculaires. Son laboratoire étudie l’impact des matériaux de culture cellulaire sur la différenciation des cellules souches et des cellules progénitrices en produits thérapeutiques. Afin de mettre à l’échelle la bioproduction de cellules thérapeutiques, elle travaille avec des entreprises et des organisations gouvernementales pour concevoir des bioréacteurs et bioprocédés qui y sont le mieux adaptés. Pour améliorer la survie des cellules après la transplantation, son laboratoire développe des biomatériaux vasculaires et des méthodes d’impression 3D pour créer des tissus vascularisés. Au cours des cinq dernières années, Prof. Hoesli et son équipe ont publié plus de 20 articles dans des revues scientifiques sur le génie des bioprocédés, ainsi que plusieurs brevets sur des matériaux de culture cellulaire et des dispositifs de transplantation. Son leadership en bioingénierie a été reconnu via le prix 2014 Martin Sinacore Outstanding Young Investigator Award from Engineering Conferences International & Biogen Idec, ainsi que le prix “Étoiles effervescence” de Montréal InVivo en 2019.
Le Dr Samer Hussein est professeur agrégé et chercheur à l’Université Laval et au Centre de recherche sur le cancer qui lui est affilié. Dr Hussein a obtenu son doctorat en sciences neurologiques à l’Université McGill, à Montréal, au Canada; et sa formation postdoctorale à l’Université d’Helsinki, en Finlande, puis à l’Institut de recherche Lunenfeld-Tanenbaum, à Toronto, au Canada. Il a publié des travaux fondateurs dans le domaine de la reprogrammation démontrant plusieurs résultats clés sur la façon dont la reprogrammation des cellules souches pluripotentes induites affecte l’état de la chromatine, la stabilité génétique et l’expression génique de cellules subissant ce processus de changement induit de la fonction cellulaire. Son équipe se concentre maintenant sur la compréhension des fondements moléculaires qui régissent la décision du sort des cellules souches au cours du développement et dans le cancer. Ils utilisent plusieurs approches de bioinformatique et de séquençage, telles que le séquençage de l’ARN sur de grandes longueurs, et des modèles de différenciation des cellules souches, tels que les organoïdes cérébraux humains et les modèles d’invasion des cellules souches de gliome, pour comprendre les mécanismes moléculaires et les interactions fonctionnelles des ARN non codants longs au cours du développement et du cancer.
Le Dr Korbutt est professeur au département de chirurgie, directeur scientifique de l’Alberta Cell Therapy Manufacturing Facility et directeur du laboratoire principal d’histologie de l’Alberta Diabetes Institute. L’objectif principal de la recherche du Dr Korbutt est de développer une source plus accessible de tissus produisant de l’insuline pour la transplantation chez les patients atteints de diabète de type 1. Pour remédier au problème de pénurie, le Dr Korbutt a adopté l’approche consistant à utiliser des îlots xénogéniques (îlots porcins néonatals) et des cellules bêta productrices d’insuline dérivées de cellules souches comme sources potentielles d’îlots pour la transplantation. Actuellement, son laboratoire se concentre sur plusieurs questions clés, notamment le développement d’un site de transplantation extra-hépatique cliniquement applicable et créer un environnement immuno-protecteur localisé pour prévenir le rejet des cellules d’îlots.
Francis Lynn a obtenu son doctorat à l’Université de Colombie-Britannique en 2003. Il s’est ensuite installé à San Francisco, grâce à des bourses de recherche postdoctorale et de recherche postdoctorale spécialisée de la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile (FRDJ) avec Michael German.
Lynn a été recruté par l’Institut de recherche de l’Hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique en 2009. Il y dirige aujourd’hui les laboratoires de recherche sur le diabète infantile du Canucks for Kids Fund, est professeur agrégé au Département de chirurgie de l’Université de Colombie-Britannique et membre fondateur de l’École d’ingénierie biomédicale de cette même université. Il a obtenu le Prix du jeune chercheur Famille Goepel/Diabète Canada pour le développement des cellules des îlots de Langerhans, le Prix de développement de carrière Alan Permutt de la FRDJ et une bourse de chercheur de la Fondation Michael-Smith pour la recherche en santé. En 2021, il a reçu le Prix de partenariat de l’INMD pour chercheur en début de carrière des Instituts de recherche en santé du Canada/Diabète Canada.
Les travaux de Francis Lynn ont mené à la publication de 79 articles fréquemment cités dans des revues de premier plan, notamment Diabetes, Diabetologia, Developmental Cell, PNAS, Nature Communications, Nature et Nature Medicine. Son laboratoire, qui compte actuellement 12 membres, est financé par des subventions de Breakthrough T1D, des Instituts de recherche en santé du Canada, du Réseau de cellules souches, de Diabète Canada et de la Fondation de l’Hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique. Ses recherches visent à comprendre comment il est possible d’améliorer la mise au point in vitro de thérapies cellulaires contre le diabète en s’inspirant du développement embryonnaire.
Debra JH Mathews, Ph. D., M.A., est directrice adjointe des programmes scientifiques de l’Institut de bioéthique Berman de l’Université Johns Hopkins et professeure agrégée au Département de médecine génétique de la Faculté de médecine de l’Université Johns Hopkins. En tant que directrice adjointe des programmes scientifiques, la Dre Mathews est responsable de la supervision du programme de politique et d’éthique des cellules souches et du programme d’éthique et de sciences du cerveau, ainsi que d’autres projets de recherche en laboratoire à l’Institut Berman. Elle dirige également le programme de mentorat en génomique et société et préside le comité sur l’inclusion, la diversité, la lutte contre le racisme et l’équité (IDARE) de l’Institut Berman. Au sein de l’institut d’assurance de l’autonomie (Institute for Assured Autonomy ou IAA), la Dre Mathews est responsable de l’éthique et de la gouvernance. Dans le cadre de ses fonctions, elle dirige les travaux axés sur les incidences éthiques, sociétales et de gouvernance des systèmes autonomes et définit les occasions offertes au sein de l’IAA pour l’intégration des travaux et priorités en matière d’éthique et de gouvernance.
Les travaux universitaires de la Dre Mathews portent sur les questions d’éthique et de politique soulevées par les technologies émergentes, particulièrement sur la génétique, la science des cellules souches, les neurosciences, la biologie synthétique et l’intelligence artificielle. La Dre Mathews est membre du comité directeur du groupe Hinxton, un regroupement international de scientifiques, d’éthiciens, de décideurs et d’autres personnes qui s’intéresse à la science éthique et bien réglementée, et dont les travaux portent principalement sur la recherche sur les cellules souches. Elle est une membre active de la société internationale de neuroéthique (International Neuroethics Society) depuis 2006 et siège au conseil d’administration de cette société depuis 2015. En plus de son travail universitaire, la Dre Mathews a passé du temps au centre de génétique et de politique publique (Genetics and Public Policy Center), au ministère américain de la Santé et des Services sociaux, à la commission présidentielle pour l’étude des questions bioéthiques (Presidential Commission for the Study of Bioethical Issues) et à l’académie nationale de médecine (National Academy of Medicine), occupant diverses fonctions liées à la politique scientifique.
La Dre Mathews a obtenu son doctorat en génétique de l’Université Case Western Reserve, ainsi qu’une maîtrise simultanée en bioéthique. Elle a complété une bourse postdoctorale en génétique à l’Université Johns Hopkins et a obtenu la bourse Greenwall en bioéthique et politique de la santé aux universités Johns Hopkins et Georgetown.
Dre Maria Cristina Nostro est chercheuse principale au McEwen Stem Cell Institute de l’UHN, professeure agrégée à l’Université de Toronto et titulaire de la chaire Harry Rosen en recherche sur la médecine régénératrice du diabète.
Dre Nostro a obtenu son diplôme de premier cycle en biologie à l’Université de Florence en 2000, puis un doctorat en sciences biomoléculaires à l’Université de Manchester en 2004. La même année, elle a rejoint le laboratoire du Dr Gordon Keller à la Mount Sinai School of Medicine à New York et, en 2007, elle a déménagé à Toronto. En 2012, elle a débuté sa carrière indépendante à l’UHN. Ses recherches portent sur la génération de cellules bêta pancréatiques fonctionnelles à partir de cellules souches pluripotentes induites et embryonnaires humaines.
Son groupe a défini des voies critiques conduisant à la génération efficace de progéniteurs pancréatiques dérivés de cellules souches in vitro et, grâce à l’utilisation d’une approche protéomique, a identifié un marqueur spécifique qui permet la purification de ces progéniteurs de cellules β. Depuis 2015, Dre Nostro dirige une équipe de plusieurs chercheurs visant à développer de nouvelles approches de transplantation pour le traitement du diabète de type 1.
Nika Shakiba est professeure adjointe à la School of Biomedical Engineering (SBME) de l’Université de la Colombie-Britannique. Elle a obtenu un baccalauréat en sciences appliquées au programme des sciences de l’ingénierie de l’Université de Toronto, puis un doctorat au même établissement sous la direction de Peter Zandstra. Elle a suivi sa formation postdoctorale sous la co-supervision de Ron Weiss et de Domitilla Del Vecchio au Synthetic Biology Center du Massachusetts Institute of Technology. Ce parcours diversifié lui a permis de faire le pont entre l’expérience et la théorie en utilisant des technologies génétiques pour suivre les comportements de cellules uniques, en utilisant des modèles mathématiques pour déconvolutionner des ensembles de données complexes et en générant de nouvelles prédictions. Sa formation lui a inculqué une philosophie scientifique qui est ancrée dans une approche interdisciplinaire et la collaboration.
Le programme de recherche indépendant de Mme Shakiba porte sur la « vie sociale » des cellules souches : comment ces cellules interagissent entre elles pour influencer leurs décisions de survie et de devenir cellulaire, à la fois dans un milieu de culture et au cours du développement embryonnaire. Son laboratoire utilise la biologie des systèmes et la biologie synthétique pour comprendre les règles génétiques qui encodent les interactions coopératives et compétitives entre les cellules souches. En s’appuyant sur le génie génétique, son laboratoire cherche à programmer ces interactions pour obtenir des résultats de croissance et de différenciation prévisibles et mettre au point des bioprocédés robustes qui sous-tendront la fabrication de thérapies à base de cellules souches.
Mme Shakiba est résolue à former la prochaine génération de chercheurs biomédicaux, dont l’expertise de base combinera les sciences de la vie et le génie. Ces chefs de file scientifiques auront le savoir-faire voulu pour développer des technologies de pointe, pour servir de pôles de collaboration interdisciplinaire et pour s’attaquer à des questions scientifiques fondamentales. Elle a co-élaboré un atelier national présentant la biologie synthétique aux stagiaires du Réseau de cellules souches. Au-delà de ses recherches et de son enseignement, elle fait de la vulgarisation, présentant des exposés sur la science et l’éthique de la recherche sur les cellules souches au grand public et aux jeunes. En tant qu’ancienne responsable nationale du symposium Parlons cellules souches destiné aux élèves du secondaire, elle a codirigé un comité qui a fait augmenter à huit le nombre de villes visitées par l’événement au Canada. Nika Shakiba se passionne également pour l’équité en matière de mentorat et de transmission de conseils multidirectionnels dans le cadre de son dernier projet, Advice to a Scientist (Conseils aux scientifiques).
Sara Nunes Vasconcelos, Ph. D., est chercheuse principale au Réseau universitaire de santé de l’Institut de recherche de l’Hôpital général de Toronto et titulaire de la Chaire de recherche sur le diabète John Kitson McIvor. Son programme de recherche translationnelle a pour objectif d’élaborer des stratégies de médecine régénératrice pour traiter les maladies cardiovasculaires et le diabète et d’utiliser des méthodes de bio-ingénierie pour étudier ces maladies. Son laboratoire a mis au point de nouvelles techniques de vascularisation au profit des tissus fonctionnels, en vue de la régénération des organes et est à l’origine de travaux visant à créer des vaisseaux sanguins matures, durables et fonctionnels. L’apport de son laboratoire à la recherche fondamentale a été récompensé par plusieurs prix, notamment le prix Richard G. Hegele pour l’excellence de la recherche et de l’innovation du Département de médecine de laboratoire et de pathobiologie de l’Université de Toronto et le prix Outstanding Young Investigator Award de la Microcirculatory Society (États-Unis). Sara Nunes Vasconcelos bénéficie de fonds octroyés par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, Percée BT1 et le Fonds Nouvelles frontières en recherche et intervient comme examinatrice auprès des IRSC, du National Institutes of Health et de la NASA.
Site Web du laboratoire: www.vasconceloslab.com
La professeure Darcy Wagner s’est jointe à l’Université McGill en janvier 2024, en tant que titulaire de la Chaire d’excellence en recherche du Canada sur la médecine régénératrice du poumon et selon une nomination conjointe en médecine et en génie biomédical. En 2017, elle a lancé son laboratoire indépendant à l’Université de Lund, en Suède, grâce à une bourse Wallenberg en médecine moléculaire et à une bourse de démarrage du Conseil européen de la recherche. Son laboratoire a ensuite été financé par le Conseil suédois de la recherche et par l’Agence suédoise de l’innovation, notamment. Depuis son arrivée au Canada, elle a également bénéficié d’un financement dans le cadre d’un programme européen mixte sur les maladies neurodégénératives, qui regroupe des équipes en Suède, en Allemagne et en Pologne. Elle a également bénéficié d’un financement de la Fondation canadienne pour l’innovation et du Fonds des leaders John-R.-Evans.
Son laboratoire s’intéresse principalement à l’élaboration de stratégies de bio-ingénierie pour générer des tissus pulmonaires ex vivo ainsi qu’à la mise au point de nouvelles thérapies pour régénérer des tissus in vivo. À cette fin, il allie de nouveaux biomatériaux à des méthodes de fabrication avancées, notamment la microfluidique et la bio-impression 3D. Il a été le premier à réaliser une bio-impression 3D des voies respiratoires humaines contenant des cellules primaires spécifiées régionalement à l’aide de bioencres propres au tissu. L’objectif à long terme du laboratoire est de mettre au point des tissus transplantables répondant aux besoins cliniques non satisfaits en matière de transplantation d’organes solides, mais aussi d’utiliser les progrès réalisés en bio-ingénierie pour concevoir de nouveaux modèles humanisés ex vivo de maladies, notamment des organoïdes, afin d’approfondir la compréhension des maladies et de cribler de nouvelles thérapies. Pour bâtir ces modèles, son laboratoire utilise des cellules progénitrices épithéliales pulmonaires primaires et, plus récemment, des cellules souches pluripotentes induites dans le but d’en tirer des types de cellules pulmonaires et des voies respiratoires distincts. Le laboratoire travaille plus particulièrement à la détermination des signaux environnementaux au sein de la matrice extracellulaire qui stimulent la différenciation et soutiennent la régénération tissulaire.
Site Web du laboratoire : https://lbr-lab.com/
La Dre E. Ann Yeh est actuellement professeure de pédiatrie (neurologie) à l’Université de Toronto, où elle est directrice du Programme sur la sclérose en plaques et les troubles neuro-inflammatoires et du programme de bourses à l’Hôpital pour enfants (SickKids), et scientifique principale et codirectrice des essais cliniques à l’Institut de recherche SickKids. Son programme de recherche porte sur les résultats visuels dans les maladies démyélinisantes ou neuro-inflammatoires pédiatriques, les interventions de réhabilitation pour cette population, surtout en ce qui concerne l’activité physique, et les thérapies contre la sclérose en plaques pédiatrique et autres maladies neuro-inflammatoires. Elle a dirigé des essais interventionnels dans ces domaines et de multiples études observationnelles multi-institutionnelles axées sur les troubles neuro-inflammatoires. Elle est lauréate de plusieurs prix, dont le prix de leadership universitaire – clinicien praticien de Directeurs de pédiatrie du Canada. Elle siège aux comités de rédaction de Neurology et de Multiple Sclerosis Journal et est corédactrice en chef de Mulitiple Sclerosis and Related Disorders. Elle est l’auteure de plus de 255 publications