Le Canada possède un savoir scientifique, une expertise clinique, une infrastructure et des talents de niveau mondial. Cependant, les thérapies innovantes prometteuses — y compris celles développées au Canada ou grâce à l’expertise clinique et aux infrastructures canadiennes — peuvent parfois progresser difficilement du stade de la découverte et du développement clinique à celui de l’accès pour les patients.
Les 18 et 19 juin 2026, le Réseau des cellules souches (RCS), en partenariat avec la Fondation Azrieli, a réuni près de 50 acteurs clés de l’écosystème canadien de la médecine régénératrice afin de trouver des moyens concrets de faciliter cette progression.
Le rapport résultant relève six actions prioritaires pour favoriser la mise en place d’un parcours canadien plus coordonné pour les thérapies innovantes.
Status: 1
Identifier les thérapies innovantes prometteuses développées au Canada et les mettre rapidement en relation avec des conseils réglementaires, une expertise en fabrication, des fonds pour la recherche translationnelle, un soutien aux essais cliniques, des données probantes, une planification de l’évaluation des technologies de santé (ETS), du financement, une aide à la commercialisation et des mesures de soutien à l’adoption.
Status: 2
Définir les critères d’admissibilité pour les thérapies dont la prévalence, la gravité de la maladie, les besoins non satisfaits et la faisabilité d’un développement conventionnel nécessitent des données probantes et des approches d’accès proportionnées. Cette désignation devrait faciliter une coordination précoce, la planification des données probantes pour l’ensemble du cycle de vie et l’obtention de conseils réglementaires sur mesure, tout en maintenant un niveau élevé de rigueur.
Status: 3
Mettre en œuvre de véritables projets phares canadiens pour clarifier les critères d’admissibilité aux PTI, les délais, les exigences en matière de données probantes, les responsabilités en matière d’autorisation, la collecte des données post-commercialisation et les engagements relatifs au cycle de vie — et pour établir des précédents dont pourront s’inspirer les futures thérapies canadiennes.
Status: 4
Considérer l’infrastructure pour la fabrication de thérapies innovantes à petite échelle comme un pilier national de santé et d’innovation. Recourir à la cartographie nationale des actifs, au financement de la préparation, au soutien aux activités de CMC, à l’aide au transfert technologique et à des approches proportionnées en matière de BPF/assurance qualité et contrôle qualité afin de maintenir la capacité canadienne entre les projets sporadiques et de favoriser la fabrication des innovations canadiennes sur le territoire national.
Status: 5
Les innovateurs universitaires et les jeunes pousses du secteur canadien des biotechnologies ont besoin d’aide pour s’y retrouver dans le dédale des stratégies réglementaires, des activités de CMC, des BPF, de l’ETS, des exigences des payeurs, du financement, de la commercialisation et de l’adoption. Une structure neutre devrait aider les innovateurs à s’adresser dès le début aux organismes compétents, à concevoir leurs projets en gardant à l’esprit l’objectif final et à éviter de devoir tout repenser à plusieurs reprises.
Status: 6
L’autorisation de mise sur le marché ne garantit pas à elle seule l’accès à un traitement. Le Canada a besoin de données probantes qui couvrent l’ensemble du cycle de vie des produits, d’un accès contrôlé, d’un système de partage des risques, de mécanismes d’approvisionnement, d’un cadre de gestion et de modèles de financement complets s’appliquant à l’ensemble du parcours de soins : le diagnostic, la prestation des soins, la préparation des hôpitaux, la surveillance, les déplacements, le suivi à long terme et les traitements sans promoteurs commerciaux traditionnels.
Globalement, ces priorités contribueraient à identifier plus tôt les traitements prometteurs, à réduire les retards et les doublons évitables, et à tracer une voie plus claire entre toutes les étapes du développement, de la fabrication, de l’examen réglementaire, du remboursement, de l’adoption et de l’accès des patients.
Il ne s’agit pas de construire ce système à partir de rien. Il s’agit plutôt de mieux harmoniser, mobiliser et développer les capacités dont dispose déjà le Canada afin que davantage de traitements développés au Canada parviennent jusqu’aux patients, tout en maintenant au Canada la propriété intellectuelle, les essais cliniques, la fabrication, les entreprises, les talents et les investissements.
Vous aimeriez savoir comment la discussion a évolué? Lisez les principaux points qui se sont dégagés de l’atelier de juin 2026.
350, rue Albert,
Bureau 325
Ottawa (Ontario)
K1R 1A4
info@stemcellnetwork.ca
Recevez directement dans votre boîte de réception les nouvelles les plus récentes sur les programmes de financement et les possibilités de formation du RCS, et sur ce qui se passe dans le secteur des cellules souches.
Newsletter sign-up form