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Bien faire les choses pour la thérapie cellulaire de l’arthrose

Sowmya Viswanathan, Réseau universitaire de santé

Plus de cinq millions de Canadiens de plus de 15 ans sont atteints d’arthrose. Les thérapies à base de cellules souches sont très prometteuses pour réduire le fardeau de cette maladie, mais pour amener ces thérapies à la clinique, il faut d’abord valider leur innocuité et leur efficacité par le biais d’essais cliniques. A cette fin, plus de 28 essais cliniques ont été lancés dans le monde sur l’utilisation des cellules stromales mésenchymateuses (CSM), qui sont similaires aux cellules souches et qui sont capables de former du cartilage, de l’os et d’autres types de cellules.

L’une des questions auxquelles ces essais cherchent à répondre est de savoir combien de CSM constitueraient le meilleur dosage? Les essais cliniques de phase initiale évaluent la posologie dans le cadre de la vérification de l’innocuité et augmentent généralement le nombre de cellules actives à mesure que l’essai progresse pour trouver la quantité optimale. Mais pour bien faire les choses, il faut savoir combien de cellules thérapeutiques survivent, combien de temps elles survivent et où elles peuvent migrer après l’injection.

La Dre Sowmya Viswanathan, chercheuse du Réseau universitaire de santé à Toronto, travaille à l’élaboration d’une méthode novatrice pour obtenir ces réponses. En 2016, elle a reçu une subvention pour sa recherche d’impact par le Réseau de cellules souches afin mettre au point une méthode de suivi des cellules. L’équipe de la Dre Viswanathan a réussi à marquer les CSM avec des nanoparticules de fer, ce qui permet d’imager les cellules et donc de les suivre pour voir où elles migrent dans les tissus et combien de temps elles survivent. Le fer est naturellement présent dans le corps, mais il a été testé par l’équipe et son innocuité a été vérifiée en tant que dispositif de suivi.

Grâce à la subvention du RCS, le Dre Viswanathan peut maintenant utiliser ces cellules marquées dans le cadre de la prochaine phase d’essais cliniques sur l’arthrose qu’elle et le Dr Jas Chahal dirigent conjointement à l’Hôpital Western de Toronto. L’information recueillie dans le cadre de la recherche sera extrêmement utile, car elle permettra de déterminer le dosage le plus sûr et le plus efficace. Non seulement ce sera une étape critique dans le transfert des thérapies cellulaires de l’arthrose à la clinique, mais la disponibilité de cellules marquées pourrait aussi avoir une vaste application pour les essais cliniques utilisant des CSM pour une gamme d’autres troubles de santé.


Résultats du projet

  • Données importantes et mesures de sécurité recueillies pour éclairer l’application des essais cliniques à Santé Canada.
  • Nouvelles collaborations nationales et internationales initiées

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