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James Shapiro

Dr James Shapiro, Université de l’Alberta

Les cellules souches dérivées de patients (auto-îlots) pour le traitement possible du diabète

Le diabète est l’une des maladies les plus répandues puisqu’il touche plus de 300 000 Canadiens. L’Agence de la santé publique du Canada rapporte qu’au cours des dix dernières années, les nouveaux cas auraient coûté 15,36 milliards de dollars au système de santé. Le diabète est causé par un manque d’insuline, une hormone produite par les cellules bêta des îlots du pancréas qui est responsable de la régulation de la glycémie. Les efforts visant à transplanter des cellules bêta d’îlots ont réussi à réguler les niveaux de sucre dans le sang chez certains patients atteints de diabète de type 1, mais ce procédé oblige les patients à prendre des médicaments antirejet pour le restant de leurs jours. De plus, la pénurie d’organes de donneurs empêche actuellement un déploiement plus large du procédé.

Et si l’on pouvait à terme traiter, voire guérir, les patients qui doivent pour le moment encore surveiller leur taux de glycémie, s’injecter de l’insuline et planifier soigneusement leurs repas, et ce, la vie durant? Le Dr Shapiro, professeur de chirurgie à l’Université de l’Alberta et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en chirurgie de transplantation et en médecine régénérative, s’est tourné vers la recherche de pointe sur les cellules souches pour répondre à cette question.

Le Dr Shapiro met à profit ses 21 années d’expérience en matière de greffe d’îlots (y compris au moyen de son protocole novateur de greffe de cellules d’îlots d’Edmonton) pour remplacer les cellules bêta endommagées chez les personnes atteintes de diverses formes de diabète. La stratégie de son équipe consiste à utiliser des cellules bêta cultivées à partir des cellules souches d’un patient pour remplacer les cellules bêta endommagées chez les personnes atteintes de diverses formes de diabète, notamment le diabète de type 1, le diabète de type 2 et le diabète chirurgical causé par l’ablation partielle du pancréas. L’utilisation des cellules souches d’un patient pour fabriquer des « auto-îlots » favorisera l’acception des cellules greffées par le système immunitaire du patient et supprimera le besoin de médicaments antirejet.

L’équipe s’efforcera également de combler un manque criant dans la fabrication de produits biologiques au Canada et de produire à grande échelle un nombre suffisant d’auto-îlots pour alimenter les greffes chez les patients; ces auto-îlots seront ensuite évalués dans le cadre d’un essai clinique. À terme, le Dr Shapiro et son équipe espèrent mettre au point une solution modulable qui fera progresser les traitements de millions de personnes atteintes de diabète dans le monde

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