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Stopper la vague de thérapies non éprouvées à base de cellules souches

Tim Caulfield, Université de l’Alberta

On estime que le marché mondial des thérapies à base de cellules souches non éprouvées se chiffre en centaines de millions de dollars chaque année. Au Canada, au moins 43 cliniques non autorisées vendent aux consommateurs divers traitements pour la peau, les douleurs, les articulations et autres et d’autres traitements axés sur la maladie, dont aucun n’est justifié par des données scientifiques rigoureuses. Les échappatoires actuelles en matière de réglementation sur les traitements à base de cellules souches « manipulées de manière minimale » permettent à ces cliniques de prospérer, tandis qu’un nombre beaucoup plus important d’entreprises similaires aux États-Unis utilisent une vaste gamme de pratiques de marketing pour attirer les patients canadiens au sud de la frontière.

Timothy Caulfield, professeur de droit en matière de santé à l’Université de l’Alberta, suit et critique les pratiques de telles cliniques depuis près de deux décennies. En 2018, il a reçu un prix du RCS pour formuler des recommandations sur la façon dont le Canada devrait répondre aux défis et aux risques posés par les cliniques non réglementées.

« La commercialisation de thérapies à base de cellules souches non éprouvées regorge de fausses allégations et de célébrités qui vantent ces produits qui représentent un réel danger pour les consommateurs. Elle devient de plus en plus répandue à mesure que le nombre de cliniques augmente. Il est important que la communauté scientifique dénonce ce problème, et le travail que j’ai effectué avec le support du RCS a fourni des données et des outils essentiels pour le faire. »

L’équipe de Tim Caulfield a examiné les lois en vigueur et les options d’exécution des lois qui s’appliquent à la commercialisation de thérapies non éprouvées à base de cellules souches au Canada. Son travail consiste à lancer un appel à l’action aux collèges de médecine provinciaux et à proposer un ensemble de recommandations à l’intention d’organes directeurs comme Santé Canada qui pourraient être mises en œuvre immédiatement pour lutter contre les activités non autorisées. Parmi les autres activités destinées au public, citons la création d’un document en langage simple (Fast Facts) publié en ligne, plusieurs entrevues dans les médias canadiens et américains et une initiative dans les médias sociaux qui utilise l’art pour traiter de la science.

Les conversations se poursuivent avec les entités de réglementation et de politique, certains signes prometteurs démontrant qu’une action plus importante pour protéger les patients et les consommateurs est imminente.

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