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Dystrophie musculaire

Florian Bentzinger, Université de Sherbrooke

Chaque jour, les cellules souches situées dans nos muscles s’affairent à reconstruire et à réparer les dommages causés par l’exercice ou les blessures. Chez une personne en santé, ces cellules souches musculaires s’acquittent efficacement de leur tâche et permettent aux muscles de fonctionner normalement. Chez une personne atteinte de dystrophie musculaire, par contre, une mutation génétique occasionne la formation de fibres musculaires plus faibles, ce qui entraîne une multiplication du nombre de blessures et une inflammation chronique. Dans ces circonstances, les cellules souches musculaires sont incapables de régénérer les tissus endommagés.

Ce dysfonctionnement nuit considérablement à la qualité de vie des personnes souffrant de dystrophie musculaire et, bien qu’on en connaisse de plus en plus sur les anomalies génétiques qui causent ce type de maladie et qu’on ait réussi à accroître la mobilité des personnes atteintes grâce à certaines aides fonctionnelles, il existe encore peu de traitements efficaces pour soigner les patients concernés.

Sachant qu’il existe un lien entre les cellules souches défectueuses et la dystrophie musculaire laisse penser que la médecine régénérative pourrait offrir des solutions et Dr Florian Bentzinger, qui a récemment établi un laboratoire à l’Université de Sherbrooke, a entrepris des recherches afin de trouver une telle solution. Ses travaux actuels portent sur l’étude d’une petite hormone circulante s’étant révélée très efficace pour stimuler la multiplication des cellules souches musculaires et la formation de nouveaux tissus.

Appuyés par une subvention de recherche d’impact du Réseau de cellules souches, Dr Bentzinger et ses collaborateurs évalueront la capacité des médicaments les plus prometteurs d’activer les cellules souches musculaires de plusieurs modèles de dystrophie musculaire. Ces travaux fourniront sur les propriétés fondamentales des cellules souches musculaires une quantité importante de renseignements qui contribueront considérablement à la mise au point de futures thérapies régénératives.

L’Université de Sherbrooke, le plus récent établissement à nouer un partenariat avec le RCS, a tous les atouts nécessaires pour réussir dans ce secteur de recherche. Cette université est reconnue pour son expertise dans le domaine de la chimie pharmaceutique et pour sa capacité à former avec l’industrie des partenariats qui sont en mesure de valoriser en vue de la commercialisation les résultats de ses recherches thérapeutiques.

Le projet de Dr Florian Bentzinger est soutenu en 2018-2019 par le Programme d’accords de recherche d’impact, qui a octroyé 1,4 million de dollars à l’appui de 14 projets nationaux axés sur l’application clinique, la commercialisation et les politiques publiques. En tout, 59 chercheurs (20 chercheurs et 39 collaborateurs) de 18 établissements différents et 54+ chercheurs stagiaires participent à ces projets.

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