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Diabète de type 1

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui touche la vie quotidienne de quelque 300 000 Canadiens. Il survient lorsque le système immunitaire de l’organisme attaque et détruit les cellules du pancréas qui produisent de l’insuline.

La cause du diabète de type 1 demeure mystérieuse. On sait que certains gènes combinés à certains éléments déclencheurs – environnementaux ou infectieux – favorisent l’attaque des cellules du pancréas. Ainsi, l’organisme de la personne atteinte ne peut plus produire suffisamment d’insuline, ce qui est essentiel à la régulation des hydrates de carbone, des gras et des protéines. Le diabète de type 1 se nomme aussi le diabète infantile ou juvénile puisqu’il affecte plus souvent les enfants et les jeunes adultes de moins de 30 ans. Contrairement au diabète de type 2, on ne peut ni prévenir ni gérer le diabète de type 1 en modifiant le mode de vie. La bonne nouvelle, c’est qu’une thérapie novatrice à base de cellules souches pourrait être le meilleur traitement offert au cours des prochaines années.

Le RCS soutient la recherche novatrice dans le domaine, dont les deux premiers essais cliniques chez les humains. Les deux essais, l’un mené par le Dr Timothy Kieffer à l’Université de la Colombie-Britannique (UCB) et l’autre par le Dr James Shapiro à l’Université de l’Alberta, étudient des dispositifs implantables ressemblant à des sachets de thé, qui encapsulent les précurseurs de cellules bêta. Une fois implantées sous la peau d’un patient diabétique, ces cellules vont se transformer en cellules d’îlots pancréatiques productrices d’insuline et absorbées par le flux sanguin. Le but ultime est de mettre au point un approvisionnement d’insuline thérapeutique pour les patients pour qu’ils n’aient plus à s’injecter de l’insuline et à assumer les coûts des injections ni à recevoir de greffe de cellules d’îlots pancréatiques.

Les essais portent sur deux produits d’encapsulation de taille et de conception différentes. Jusqu’à maintenant, les chercheurs ont déterminé les modifications essentielles à la réussite d’une greffe et d’une vascularisation — et ont amélioré la qualité de la technologie. À la fin du processus de financement du projet, 13 patients avaient été traités ou étaient inscrits à l’essai clinique réalisé en Alberta, cinq avaient été traités en Colombie-Britannique et deux autres patients devaient recevoir une greffe. Les études d’essais se poursuivront en 2018 afin de mieux établir l’innocuité et l’efficacité des dispositifs d’encapsulation. Les Drs Shapiro et Kieffer espèrent que d’ici la fin des essais cliniques, un dispositif fiable et économique sera mis à la disposition des personnes qui vivent avec le diabète.

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